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Douleurs

Douleur à la hanche : comprendre et agir

4 min de lecture Mis à jour le 4 août 2026

Adulte debout dans un intérieur clair, une main posée sur le côté de la hanche, articulation soulignée d'un halo vert
L’essentiel

L’endroit précis de la douleur oriente plus que son intensité : une douleur sur le côté, réveillée en position couchée, évoque le plus souvent une atteinte des tendons fessiers ; une douleur dans le pli de l’aine, plutôt l’articulation elle-même. Dans les deux cas, l’exercice progressif est le traitement de fond le mieux établi — pas le repos complet.

Les situations les plus fréquentes

« La hanche » désigne en réalité plusieurs structures qui ne se plaignent pas au même endroit. Distinguer le côté, l’aine et la fesse est la première étape utile — et celle qui évite le plus d’errance.

Ce que recouvre le plus souvent une douleur de hanche

Douleur sur le côté, en position couchée

Le tableau le plus courant après 40 ans, surtout chez les femmes : une atteinte des tendons fessiers qui s’insèrent sur le relief osseux du côté de la hanche. Elle gêne pour dormir sur le côté atteint.

Douleur dans le pli de l’aine

Évoque l’articulation elle-même. Progressive et aggravée par la marche prolongée après 50 ans, elle oriente vers une usure articulaire débutante.

Douleur de la fesse

Souvent projetée depuis le bas du dos — le guide mal de dos décrit ce mécanisme. Une douleur de fesse isolée n’est pas forcément une douleur de hanche.

Douleur après une augmentation d’activité

Reprise de course, randonnée en dénivelé, marche rapide quotidienne nouvelle : surcharge tendineuse typique, qui répond à l’adaptation de charge.

Raideur matinale de l’aine

Quelques minutes de dérouillage sont banales ; une raideur qui dure et limite l’habillage — enfiler chaussettes et chaussures — mérite une évaluation.

Douleur après une chute

Chez une personne âgée ou fragile, toute douleur de hanche après une chute avec difficulté d’appui impose un examen le jour même — voir notre guide chute : que vérifier.

Ce que la localisation indique

Repères d’orientation, sans valeur diagnostique.
QuandOrientation habituelle
Côté de la hancheCouché dessus, montée d’escaliers, station debout sur une jambeTendinopathie des fessiers
Pli de l’aineMarche prolongée, rotation de la jambeAtteinte articulaire à faire évaluer
FessePosition assise, en lien avec le dosDouleur projetée lombaire fréquente
Devant de la cuisseAprès le sport, étirementAtteinte musculaire ou tendineuse

Signes d’alerte

Gestes prudents

Pour la douleur du côté de la hanche, un essai comparatif publié dans une grande revue médicale a montré qu’un programme d’éducation et d’exercices progressifs donne de meilleurs résultats à un an qu’une infiltration ou que l’attente simple. La logique est la même que pour toute tendinopathie : charger progressivement, pas reposer complètement.

Par étapes

  1. Calmer les positions qui compriment

    Éviter temporairement de dormir sur le côté atteint et de croiser les jambes ; un coussin entre les genoux réduit la tension — les réglages de nuit sont détaillés dans hanche douloureuse la nuit.

  2. Maintenir la marche tolérée

    Réduire la durée, pas supprimer : la marche courte et régulière reste bénéfique.

  3. Renforcer les fessiers

    Ponts, appuis sur une jambe, montées de marche lentes, deux à trois fois par semaine, en charge croissante.

  4. Réintroduire les activités par paliers

    Dénivelé, escaliers et course reviennent en dernier, selon la règle des 24 heures : la douleur du lendemain matin doit être revenue à son niveau habituel.

Erreurs fréquentes

  • Étirer intensément le côté douloureux : sur une atteinte des tendons fessiers, l’étirement comprime le tendon et entretient souvent la douleur.
  • Arrêter toute activité en attendant que « ça passe ».
  • Multiplier les infiltrations sans programme d’exercices en parallèle.
  • Attribuer toute douleur de fesse à la hanche sans faire examiner le dos.

Qui consulter

Une douleur de hanche qui ne s’améliore pas après quatre à six semaines d’adaptation de charge justifie une consultation médicale ; le physiothérapeute construit ensuite la progression d’exercices. Nos repères quand consulter aident à trancher plus tôt en présence d’un signe d’alerte.

Les examens, à titre informatif

La radiographie évalue l’articulation lorsqu’une usure est suspectée. L’échographie et l’IRM montrent fréquemment des remaniements tendineux chez des personnes sans douleur : leurs résultats s’interprètent avec l’examen clinique, jamais isolément.

Prévenir les récidives

  • Conserver un travail de force des fessiers toute l’année, même après la disparition de la douleur.
  • Augmenter le volume de marche ou de course progressivement, sans à-coups.
  • Alterner les positions dans la journée de travail — les repères d’ergonomie au travail s’appliquent aussi à la hanche.
  • Maintenir l’activité physique générale recommandée : elle protège l’articulation, elle ne l’use pas.

Questions fréquentes

Marcher use-t-il la hanche ?

Non. L’activité physique régulière à intensité modérée est associée à une meilleure santé articulaire, pas à une usure accélérée. La sédentarité est plus défavorable que la marche.

Dois-je dormir avec un coussin entre les genoux ?

Si vous dormez sur le côté, ce simple réglage réduit la tension sur les tendons fessiers et améliore souvent le confort nocturne en quelques jours.

Une prothèse est-elle inévitable en cas d’arthrose ?

Non. Beaucoup de personnes avec une usure visible à la radiographie vivent sans chirurgie grâce à l’exercice, à l’adaptation des activités et au contrôle du poids. La prothèse se discute quand la douleur et la limitation résistent à ces mesures.

À lire dans ce guide

Sources

Références consultées pour la rédaction et la relecture de cette page.

  1. Mellor R, Bennell K, Grimaldi A, et al.. Education plus exercise versus corticosteroid injection use versus a wait and see approach on global outcome and pain from gluteal tendinopathy (LEAP trial). BMJ, 2018. Consulter la source
  2. Cochrane Library. Revues systématiques en médecine de l’appareil locomoteur. Cochrane, 2026. Consulter la source
  3. Organisation mondiale de la Santé. WHO guidelines on physical activity and sedentary behaviour. OMS, 2020. Consulter la source
  4. physioswiss. Association suisse de physiothérapie. physioswiss, 2026. Consulter la source
  5. Réseau suisse Santé et activité physique. Recommandations suisses en matière d’activité physique. hepa.ch, 2026. Consulter la source

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